# Crues du Lez et de la Mosson : 3 593 logements vendus en cinq ans au bord de l'eau, sans décote

> Après l'épisode du 30 septembre 2026 autour de Montpellier, ce que disent les ventes des quinze communes touchées : au bord des rivières, une maison se vend au même prix qu'ailleurs dans sa commune.

Publié le 2026-10-01 par ClimaScore · Thèmes : Inondation et crues, Prix et investissement

**En bref :** Crues du 30 septembre 2026 : 3 593 ventes à moins de 300 m du Lez ou de la Mosson depuis 2021, sans décote pour les maisons. 188 arrêtés inondation.

Le 30 septembre 2026, un orage stationnaire au nord de Montpellier a placé l'Hérault en vigilance rouge. En quelques heures, le Lirou est passé de 0 à 5,54 mètres au Triadou, le Lez de 0,28 à 4,47 mètres à Montferrier, la Mosson de 0,25 à 4,05 mètres à Saint-Jean-de-Védas. Dans les quinze communes les plus touchées, 3 593 logements ont été vendus depuis 2021 à moins de 300 mètres d'une rivière principale, dont 546 à moins de 100 mètres. Et au bord de l'eau, une maison s'y vend au même prix que les autres maisons de sa commune : l'écart mesuré est de 0,8 %.

## Chiffres clés

- **5,54 m** : pic du Lirou au Triadou, le 30 septembre
- **3 593** : ventes depuis 2021 à moins de 300 m d'une rivière
- **−0,8 %** : écart de prix des maisons au bord de l'eau
- **188** : arrêtés inondation depuis 1982 dans les 15 communes

## Constats

- Dans les quinze communes touchées, une maison à moins de 300 mètres d'une rivière principale se vend 0,8 % moins cher que les maisons de sa commune situées à plus d'un kilomètre, soit pas de décote mesurable, sur 711 ventes proches de l'eau
- Pour les appartements, l'écart s'inverse : +15,5 % au bord de l'eau, porté par Montpellier (+25,5 % sur 1 703 ventes), où les quartiers récents longent le Lez
- Juvignac fait exception : les maisons à moins de 300 mètres de la Mosson s'y vendent 14,8 % moins cher que les autres maisons de la commune
- 3 593 ventes depuis 2021 à moins de 300 mètres d'une rivière principale, dont 546 à moins de 100 mètres, sur 35 483 ventes dans ces communes
- 188 arrêtés de catastrophe naturelle pour inondation depuis 1982 dans ces quinze communes : 24 à Lattes, 21 à Montpellier, 15 à Grabels, à Saint-Jean-de-Védas et à Mauguio
- Le 30 septembre, les pics mesurés : 5,54 m pour le Lirou au Triadou, 5,28 m pour le Lez à Lattes, 4,47 m à Montferrier, 4,05 m pour la Mosson à Saint-Jean-de-Védas, 3,32 m pour le Salaison à Mauguio

### Les pics de crue du 30 septembre 2026

Hauteur d'eau maximale relevée aux stations hydrométriques

| | m |
|---|---|
| Lirou au Triadou | 5.54 |
| Lez à Lattes | 5.28 |
| Lez à Montferrier | 4.47 |
| Mosson à Saint-Jean-de-Védas | 4.05 |
| Lez à Montpellier (Trinquat) | 3.99 |
| Salaison à Mauguio | 3.32 |

Lecture : Le Lirou, à sec deux jours plus tôt, est monté à 5,54 mètres en quelques heures.

### Maisons au bord de l'eau : plus chères ou moins chères ?

Écart de prix au m² des maisons à moins de 300 m d'une rivière, par rapport à celles à plus d'un kilomètre, dans la même commune

| | % |
|---|---|
| Montpellier | 5.1 |
| Castelnau-le-Lez | 4.9 |
| Lattes | 4.8 |
| Montferrier-sur-Lez | 2.7 |
| Mauguio | 1.3 |
| Grabels | -2.7 |
| Prades-le-Lez | -6.6 |
| Saint-Jean-de-Védas | -7.3 |
| Juvignac | -14.8 |

Lecture : À Juvignac, une maison proche de la Mosson se vend 14,8 % moins cher ; à Montpellier, 5,1 % plus cher. En moyenne pondérée, l'écart est de −0,8 %.

### Arrêtés de catastrophe naturelle pour inondation depuis 1982

Communes les plus touchées le 30 septembre 2026

| | arrêtés |
|---|---|
| Lattes | 24 |
| Montpellier | 21 |
| Grabels | 15 |
| Saint-Jean-de-Védas | 15 |
| Mauguio | 15 |
| Castelnau-le-Lez | 14 |
| Montferrier-sur-Lez | 13 |
| Saint-Gély-du-Fesc | 12 |

Lecture : Lattes a connu 24 arrêtés pour inondation en quarante ans, plus d'un tous les deux ans.

## Méthodologie

Ventes de logements anciens de 2021 à 2025 dans les quinze communes du secteur Lez, Mosson et Salaison touchées le 30 septembre 2026, soit 35 483 transactions. Pour chaque vente, la distance au cours d'eau principal le plus proche est calculée. Dans chaque commune et pour chaque type de bien, le prix médian au mètre carré des ventes situées à moins de 300 mètres d'une rivière est comparé à celui des ventes situées à plus d'un kilomètre ; seules les communes comptant au moins vingt ventes dans chacun des deux groupes sont retenues, et l'écart final est pondéré par le nombre de ventes proches de l'eau. Les hauteurs d'eau sont celles des stations hydrométriques publiques, relevées entre le 28 septembre et le 1er octobre. Les arrêtés de catastrophe naturelle sont comptés depuis 1982. Il s'agit d'écarts observés, pas d'un effet causal : un quartier au bord de l'eau peut aussi être plus récent, mieux desservi ou plus recherché.

## Conclusion

Autour de Montpellier, le marché ne fait presque pas payer la proximité des rivières, alors que ces communes cumulent les arrêtés de catastrophe naturelle depuis quarante ans. Pour un acheteur, l'absence de décote n'est pas une bonne nouvelle : le prix ne le protège pas, c'est à lui de regarder le zonage, l'étage, l'historique de l'adresse et le coût de l'assurance avant de signer. Les crues de ce type reviennent ; le prix payé, lui, reste.

## Sources

- Transactions immobilières publiques, ventes de logements anciens 2021-2025, 35 483 ventes dans les quinze communes
- Stations hydrométriques publiques du Lez, de la Mosson, du Lirou et du Salaison, hauteurs relevées du 28 septembre au 1er octobre 2026
- Arrêtés de catastrophe naturelle publiés au Journal officiel depuis 1982
- Vigilance météorologique et vigilance crues des 30 septembre et 1er octobre 2026
- Référentiel hydrographique national, cours d'eau principaux
- ClimaScore, mesure du 1er octobre 2026, comparaison intra-communale

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