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Inondations en Gironde : les communes reconnues en catastrophe naturelle et l'impact sur l'immobilier

En février 2026, plusieurs communes de la métropole bordelaise ont été frappées par des débordements de la Garonne et de ses affluents. Villenave-d'Ornon, Bègles, Floirac et Cambes figurent parmi les communes concernées par un arrêté de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. Un fait mérite d'être posé calmement : ces communes étaient déjà classées en exposition forte au risque d'inondation dans notre analyse. Le risque était lisible avant la crue. Voici ce que cela signifie concrètement pour les propriétaires et les acheteurs du secteur.

Ce qui s'est passé en février 2026

Après un hiver particulièrement pluvieux, la Garonne et plusieurs cours d'eau du secteur bordelais sont sortis de leur lit en février 2026. Les débordements ont touché des quartiers bas de la rive droite et de la rive gauche de la métropole, avec des rues coupées, des sous-sols noyés et des rez-de-chaussée sinistrés. Un arrêté de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle a été publié pour les communes les plus touchées, dont Villenave-d'Ornon, Bègles, Floirac et Cambes.

La question qui se pose pour tout propriétaire ou acheteur du secteur est double : ce risque était-il prévisible, et que change concrètement la reconnaissance de catastrophe naturelle ?

Le risque était lisible avant la crue

Nous analysons les 534 communes de Gironde sur neuf risques naturels, dont l'inondation. Avant la crue de février 2026, 39 communes girondines figuraient dans la catégorie d'exposition forte au risque d'inondation. Et surtout : les communes reconnues en catastrophe naturelle ces dernières semaines en font toutes partie.

CommuneExposition inondation (avant la crue)Prix médian observé
BèglesForte3 521 €/m²
Villenave-d'OrnonForte3 400 €/m²
FloiracForte3 346 €/m²
CambesForte2 583 €/m²

Ces communes bénéficient de l'attractivité de la métropole bordelaise, où la proximité de la Garonne est le plus souvent perçue comme un atout de cadre de vie. L'exposition au risque n'a pas empêché les prix de progresser ces dernières années. C'est précisément le point aveugle : tant qu'aucun sinistre n'est survenu, le marché ignore le risque.

Ce que change un arrêté de catastrophe naturelle

La reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle n'est pas une simple formalité administrative. Elle a des conséquences directes et durables :

  • Indemnisation : elle ouvre la garantie catastrophes naturelles des contrats d'assurance habitation. Les propriétaires disposent d'un délai pour déclarer leur sinistre à leur assureur à compter de la publication de l'arrêté.
  • Traçabilité : chaque arrêté s'ajoute à l'historique de la commune. Cet historique est une information publique, consultable, qui pèse sur la perception du risque et sur l'obligation d'information lors d'une vente.
  • Information de l'acheteur : lors de toute transaction, le vendeur doit remettre un état des risques mentionnant les arrêtés de catastrophe naturelle passés. Un épisode récent et médiatisé rend le risque plus visible pour l'acheteur, donc plus discutable dans la négociation.
  • Assurance : la répétition des sinistres pèse sur l'assurabilité du bien. La surprime au titre du régime des catastrophes naturelles est passée de 12 % à 20 % en 2025. Un bien difficile à assurer devient un bien difficile à revendre.

Ce qu'une inondation fait aux prix

L'inondation est le premier risque naturel en France, tant par le nombre de personnes exposées que par le coût des dommages. Son effet sur les prix immobiliers suit un schéma en deux temps :

  • Avant un sinistre, le marché price mal le risque : les communes exposées ne subissent souvent aucune décote, l'attractivité du secteur masque la vulnérabilité.
  • Après un épisode reconnu en catastrophe naturelle, un écart de valorisation apparaît par rapport à des communes comparables épargnées. Cet écart s'accentue avec la récurrence des événements : plus une commune accumule les arrêtés, plus la décote se creuse et s'installe dans la durée.

Le type de bien joue également : les maisons de plain-pied et les logements en rez-de-chaussée en zone basse subissent une décote plus marquée que les logements situés en étage. Autrement dit, à l'échelle d'une même commune, deux adresses peuvent être exposées de façon très différente.

Propriétaire ou acheteur dans le secteur : que faire ?

  • Vérifier l'exposition exacte de l'adresse : d'une rue à l'autre, la distance au cours d'eau et l'altitude par rapport aux plus hautes eaux connues changent tout. Testez une adresse gratuitement : le diagnostic est immédiat.
  • Déclarer son sinistre dans les délais : après la publication de l'arrêté, la déclaration à l'assureur est encadrée par un délai. Conserver photos, factures et justificatifs facilite l'indemnisation.
  • Vérifier son assurance : contrôler la garantie catastrophes naturelles et les éventuelles franchises, qui augmentent avec la répétition des sinistres non couverts par un plan de prévention.
  • À l'achat : exiger l'état des risques (obligatoire), consulter l'historique des arrêtés de catastrophe naturelle de la commune, comparer les communes voisines et intégrer le risque dans la négociation, avant qu'un prochain épisode ne le fasse à votre place.

Questions fréquentes

Quelles communes de Gironde ont été reconnues en catastrophe naturelle après les inondations de février 2026 ?
Plusieurs communes de la métropole bordelaise sont concernées, dont Villenave-d'Ornon, Bègles, Floirac et Cambes. La liste complète des communes reconnues figure dans l'arrêté publié au Journal officiel.

Que faire si mon logement a été inondé ?
Déclarez le sinistre à votre assureur dès la publication de l'arrêté de catastrophe naturelle, dans le délai prévu par votre contrat. Conservez photos, factures et tout justificatif des biens endommagés.

Une inondation fait-elle baisser le prix de mon bien ?
Un épisode reconnu en catastrophe naturelle fait apparaître un écart de valorisation par rapport à des biens comparables situés hors zone à risque. Cet écart s'accentue avec la répétition des événements et il est plus marqué pour les logements en rez-de-chaussée et les maisons de plain-pied.

Comment savoir si mon adresse est exposée au risque d'inondation ?
Deux adresses d'une même commune peuvent avoir des niveaux d'exposition très différents. Une analyse à l'échelle de la parcelle est indispensable. Analysez votre adresse gratuitement pour connaître son exposition détaillée.

Pour aller plus loin : consultez la fiche inondation de Villenave-d'Ornon, la page Gironde, notre article sur l'incendie en Gironde de l'été 2026, ou la méthodologie de notre analyse.

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ClimaScore est un outil d’information et ne constitue pas un diagnostic réglementaire. Les données présentées sont issues de sources officielles françaises.