Une sécheresse peut-elle fissurer ma maison ?

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Oui. En période de sécheresse, les sols argileux se retractent, puis gonflent au retour des pluies : ces mouvements repetes fissurent les maisons, surtout les maisons individuelles sans fondations profondes. C'est le retrait-gonflement des argiles, deuxieme risque naturel en France, qui touché 48 % du territoire métropolitain.

Le retrait-gonflement des argiles est un phénomène lent mais coûteux. Il ne provoqué pas de catastrophe soudaine, mais degrade progressivement le bâti par des mouvements alternes du sol.

Le mécanisme

Les sols argileux se comportent comme une eponge : ils perdent du volume en sécheresse et se dilatent avec l'humidité. Ces variations exercent des efforts sur les fondations, qui se traduisent par des fissures, souvent en escalier, aux angles et autour des ouvertures.

Les maisons les plus exposées

  • Maisons individuelles de plain-pied a fondations superficielles.
  • Constructions anterieures aux règles parasismiques et géotechniques.
  • Maisons proches d'arbres a fort besoin en eau (drainent le sol).
  • Extensions accolees mal desolidarisees du bâti principal.

La prévention

  1. Étude de sol (obligatoire pour la vente d'un terrain constructible en zone d'aléa moyen ou fort depuis 2020).
  2. Fondations adaptees et joints de rupture entre volumes.
  3. Gestion de l'eau : eloigner les plantations, maitriser le drainage autour de la maison.

Chiffres clés

  • 48 % du territoire métropolitain exposé au retrait-gonflement des argiles (BRGM, 2024).
  • 10,4 millions de maisons en zone d'aléa moyen ou fort (MTECT, 2024).
  • Deuxieme risque naturel en France après l'inondation.
  • Étude de sol obligatoire depuis le 1er octobre 2020 (loi ELAN).
  • 1 520 EUR : franchise légale habitation sécheresse.

Sources officielles

Données mises à jour le 2026-05-24. ClimaScore est un outil d’information basé sur des données publiques officielles. Il ne constitue pas un diagnostic réglementaire au sens du Code de l’environnement. Pour une transaction immobilière, l’état des risques et pollutions (ERP) reste obligatoire.